Dans la matinée du vendredi 11 octobre 2025, au Centre Iwacu Kabusunzu, aujourd’hui connu sous le nom de RICEM, s’est tenue une assemblée générale rassemblant les membres de deux associations œuvrant dans le domaine des produits issus des peaux animales au Rwanda. Ces derniers avaient suivi pendant quatre jours une formation visant à valoriser ces produits artisanaux.
Cet événement, organisé en partenariat avec la ville de Kigali, le MINICOM, l’AFDB, le RDB, le PSF et le RSB, a été suivi par plus de 300 membres venus de toutes les provinces du pays. Cependant, la rencontre n’a pas pu se conclure comme prévu.
Ce jour-là, tous les membres étaient prêts à élire un nouveau comité afin de poursuivre le développement de leur métier dans la transformation des peaux animales. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Après l’explication de certaines règles concernant la nouvelle association qu’ils souhaitaient former, la réunion et les élections ont dégénéré en confusion. Les élections ont été suspendues et il a été décidé qu’elles se tiendraient une prochaine fois.
Lorsque le Directeur Général du MINICOM, M. Twahirwa Christian, a pris la parole, il a surpris l’assemblée en annonçant que l’élection du nouveau comité ne pouvait pas avoir lieu. La raison donnée était qu’aucune assemblée générale n’avait encore validé les règlements qui devaient gouverner cette association, comme cela était indiqué dans la lettre d’invitation envoyée par le MINICOM.
Certains membres, qui valorisent les produits issus des peaux animales, ont expliqué qu’ils avaient été invités afin de prendre connaissance des règles régissant l’association et de les analyser avant d’élire leurs nouveaux dirigeants, comme ils le souhaitaient.
Du côté de M. Twahirwa Christian, il a affirmé que son intervention reposait sur le fait que l’association RAPROLEP avait été dissoute par les deux tiers de ses fondateurs, avec l’assistance de juristes, conformément à la loi. Cette dissolution avait été enregistrée dans le RLVCA et validée par le MINICOM et le PSF. Sur cette base, M. Twahirwa Christian a annoncé qu’il suivrait la procédure de dissolution de l’association RAPROLEP et du RLVCA, rapport à l’appui, remis également à M. Mbabazi Joel, responsable des industries au PSF.
Le véritable problème concernait le nom : les membres considéraient que le nom Rwanda Leather Values Chain Association reflétait mieux leurs activités et qu’ils avaient obtenu ce nom de la part du PSF et du MINICOM. Lors de cette réunion, ils ont proposé le nouveau nom Rwanda Leather Association, qui a été bien accueilli, car il correspondait à leurs objectifs et activités.
D’autres membres venus de tout le pays ont déclaré que M. Twahirwa pourrait avoir d’autres intérêts qui l’empêcheraient de rassembler ces acteurs, malgré l’appel du Président Paul Kagame aux Rwandais œuvrant dans ce secteur à collaborer pour atteindre un développement durable. Sur cette base, le Directeur Général a suspendu les élections et a réorganisé le processus.
Lors d’une conférence avec les médias, M. Twahirwa Christian a confirmé qu’il avait suspendu ces élections et, interrogé sur les raisons exactes et sur le budget nécessaire pour rassembler à nouveau ces personnes, il a indiqué que l’État chercherait d’autres financements pour organiser de nouvelles élections.





